Khong Jiam et la Province d'Ubon Ratchathani

Khong Jiam (Ubon Ratchathani Province)

Ubon Ratchathani 

est l’une des plus grandes provinces du pays. Étrangement peu visitée par les touristes étrangers, cette région est pourtant d’une beauté fascinante et bon nombre de sites valent vraiment le détour. Ubon Ratchathani, la ville du même nom, fait elle aussi partie des plus importantes de Thaïlande.  

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Elle est une étape pratique et appréciée des touristes thaïs se rendant dans le Laos voisin par le poste frontière de Chong Mek. Ubon est une grande ville chef-lieu de la Province, très propre comparé aux autres grandes villes thaïlandaises et cultive un aspect très provincial. Quoiqu’il n’y ait que peu de choses à visiter, Ubon Ratchathani est une ville agréable et aérée où il est bon de se promener dans ses rues et ses parcs. Un très grand parc s’étale au centre de la ville et on peut y admirer des statues religieuses et des créations architecturales. 

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La route 217 qui relie Ubon Ratchathani à Khong Jiam traverse la petite ville de Phibun Mangsahan. Cette ville ne présente pas grand intérêt, mais une halte au très beau Wat Phukhao Kaeo qui se caractérise surtout par sa salle d’ordination entièrement faite en céramique, une visite au marché matinal ou une petite ballade dans la jolie rue commerçante bordée de maison de bois (juste avant le pont qui enjambe la rivière Mun) sont de bons prétextes pour se dégourdir les jambes. 

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Si vous rejoignez Khong Jiam en venant d’Ubon Ratchathani ou de Phibun Mangsahan, ne manquez de vous arrêter dans le village où l’on fabrique la plupart des gongs en cuivre et an fer destinés aux temples. Des échoppes se sont installées le long de la route 2222 qui longe la rivière Mun entre Phibun Mangsahan et Khong Jiam. Il est tout à fait possible d’acheter un des ces fameux gongs pour une somme modique (400 baths pour un gong de 30 cm de diamètre). 

Khong Jiam 

(ou Chiam) est située à 80 km à l’est d’Ubon Ratchathani. Cette petite et paisible bourgade est nichée sur une presqu’île verdoyante aux confluents du majestueux Mékong aux eaux couleur terre et de la rivière Mun au bleu profond. Cet endroit est aussi connu sous le nom de Mae Song Si (rivière aux deux couleurs). Il est agréable de flâner le long des berges du fleuve et de déjeuner dans un des nombreux restaurants flottants où l’on propose bien entendu tous les poissons et crustacés de la rivière. A noter que l’un d’entre eux est conseillé par le célèbre critique gastronomique thaï : Mac Dang. Mais les promenades en bateaux (350 baths) ou en kayak sur le Mékong, avec halte au Laos, constituent une des activités touristiques majeures de Khong Jiam. La ville abrite également un petit marché quotidien qui propose tous les matins fruits, légumes, poissons et accessoires ménagers.Le temple situé sur les hauteurs, à l’entrée de la ville en venant de Phibun Mangsahan constitue une autre attraction de la ville. Sa couleur blanche et ses dorures sont éclatantes au soleil et des souches d’arbres pétrifiés ornent les jardins du temple. De petites terrasses aménagées offrent de splendides vues sur Khong Jiam et le Mékong.

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De Khong Jiam à Paksé (Laos).

Pour rejoindre le poste frontière de Chon Mek, à 30 km de Khong Jiam  et seul passage par voie terrestre pour se rendre au Laos, il faut emprunter la jolie route 2173 descend vers le sud et ensuite la route 217 (bordée d’échoppes de vanneries). Arrivé à la frontière, le contraste est grand entre les bâtiments très modernes des douanes et le marché propret qui s’étend à leurs pieds. On y trouve principalement des vêtements et objets militaires provenant du Laos voisin, mais aussi des objets religieux. Pour traverser la frontière et  entrer au Laos, il faut s’acquitter de quelques formalités : obtenir un visa. Celui-ci vous coûtera 35 USD et deux photos d’identité. De l’autre côté de la frontière, des mini-vans et Songthaew (bus collectifs) attendent sur un vaste parking pour rejoindre la ville laotienne de Paksé, quelques 80 km plus loin. Paksé est une ville frontière relativement moderne, située sur la rive gauche du Mékong. Un très grand marché couvert anime tout le centre et est le point névralgique de la ville. Toutefois, et depuis récemment des hôtels de luxe et des casinos font leur apparition le long des rives du Mékong. 

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De Chon Mek au lac Sirindhon.   

De retour à Chon Mek, il est très facile de faire le tour du Lac Sirindhon. Ce lac artificiel, portant le nom de la Princesse Maha Chakri Sirindhon, a été provoqué par la construction du barrage du même nom.  

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Une route très agréable rejoint la bourgade de Buntharik au sud puis remonte vers Phibun Mangsahan. A tout moment on peut quitter la route et rejoindre les rives du lac et profiter des paysages champêtres. Au nord du réservoir, non loin du Kaeng Tana National Park, les rives du lac sont bordées de paillottes pour pique-niquer. 

Kaeng Tana National Park. 

Ce parc naturel de 80 km², situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Khong Jiam, n’est certainement pas le plus beau ni le plus spectaculaire de Thaïlande. Mais il renferme toutefois quelques richesses qui méritent sa visite (40 baths d’entrée). Après avoir garé la voiture près du Visitor Center, on atteint en quelques enjambées  les rives de la rivière. De là, on peut admirer les « rapides », de gros remous dans la rivière provoqués par des concrétions  rocheuses.  De l’autre côté du parking, un chemin s’enfonce dans une forêt dense.  Après une promenade de quelques 2 km au travers de la forêt on débouche sur un jardin de pierre surplombant la vallée du Mékong. Les vues sur la vallée et les montagnes laotiennes sont impressionnantes. En, chemin, plusieurs grottes peuvent être visitées. Le parc propose plusieurs ballades dont certaines passent par des ponts suspendus et des cascades.   

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Pha Taem National Park

Ce vaste parc de 340 km² s’étend le long du fleuve Mékong à 25 km au nord de Khong Jiam, via la route 2112 en direction de Khemmarat. Ce parc est remarquable par plusieurs aspects. L’entrée du parc coûte 100 baths et est valable pour les différentes entrées du parc et pour toutes les attractions touristiques de celui-ci. Première entrée : à quelques centaines de mètres de l’entrée la plus méridionale du parc, on peut admirer les célèbres et spectaculaires pierres en équilibres. A quelques centaines de mètres plus loin, une petite route file à gauche avec Pha Mon comme indication. Après avoir roulé environ 2 km au travers d’un charmant paysage, on atteint un parking ombragé d’où l’on commencer la ballade pédestre (3 km aller-retour). Il est mieux de démarrer la promenade par le sentier qui monte par le haut de la falaise. Après avoir traversé une forêt de Dipterocarp, tout en profitant des jolies vues sur la vallée, on atteint le Visitor Center (rafraîchissements disponibles).  Ensuite il faut rebrousser chemin, mais pas le bas de la falaise cette fois-ci. On peut y admirer de remarquables peintures rupestres préhistoriques datant de plus de 3000 ans, site archéologique le plus ancien de Thaïlande. Le chemin est facile et ne présente pas de difficultés particulières si ce n‘est que ça monte assez fort vers le retour au parking du début.

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Seconde entrée : pour atteindre la seconde entrée et la cascade Soi Sawan, il faut continuer la route 2112 vers le nord pendant environ 10 km. Une fois arrivé au parking, 500 mètres de marche sur une route goudronnée et  descendre un escalier de pierre de 250 marches sont nécessaires pour atteindre le bas d’une belle cascade de 30 mètres de haut, mais pas de possibilité de se baigner. Garder quelques forces pour le retour … Plus loin : d’autres entrées plus au nord permettent de voir d’autres curiosités telles que de falaises vertigineuses, des cascade, etc.